LES ACTUS


  • "Main Square Festival : cette année, la subvention du conseil régional pourrait passer sous le nez de France Leduc", dans La Voix du Nord, 08.05.2010
  • "La France conquise par Live Nation, numéro 1 du spectacle", dans Le Monde, 24.04.2010
  • "La Commission Karmitz est-elle utile à la culture ?", dans Télérama, 23.04.2010
  • Mobilisation nationale du jeudi 6 mai
  • Le 6 mai, Journée de mobilisation des arts et de la culture
  • Communiqué du R.A.O.U.L.
  • Communiqué de la Fédurok
  • Etude Fédurok "Les lieux de musiques actuelles en milieu rural"
  • La fusion Live Nation - Ticketmaster autorisée sous conditions
  • Les voeux de Nicolas Sarkozy au monde des Arts et de la Culture
  • Forum des Musiques Actuelles Tour de Chauffe
  • Communiqué du SYNDEAC : Les régions et les départements privés de culture ?
  • Rencontres nationales Politiques publiques et Musiques actuelles
  • The Euro-Regional Music Meeting : le bilan
  • TERMM
  • Agi-Son : Pour que la musique reste un plaisir
  • Appel a candidature pour les découvertes du printemps de Bourges
  • L'Escapade aperçoit le bout du tunnel
  • Communiqué du RAOUL - Financement public du Main Square Festival
  • Fonds de soutien exceptionnel à la vie associative
  • Daniel Colling quitte le CNV
  • Appel à mobilisation
  • Un court-métrage sur le désengagement de l'Etat vis-à-vis de la Culture
  • Collectif Régional Arts et Culture
  • Le projet d'accompagnement


Appel à mobilisation


Le réseau RAOUL est signataire de l’appel à mobilisation lancé à l’occasion du MaMA, le 21 avril dernier, contre "l’atteinte à la diversité des musiques actuelles."

Retrouvez l’appel sur www.mobilisationma.fr.st

« Atteinte à la diversité des musiques actuelles »

Le secteur des musiques actuelles repose sur une économie plurielle et une diversité des initiatives artistiques et culturelles.

Dans le domaine des arts et de la culture en France, cet état de fait historique et profondément marqué, fait l’originalité, la complexité mais aussi le dynamisme du secteur des musiques actuelles.

L’équilibre entre les différentes initiatives économiques, artistiques et culturelles n’est possible que quand le processus démocratique fonctionne en permettant l’expression de la diversité. Ce processus commençait, certes péniblement, à trouver ses outils collectifs au travers de différentes démarches qui associaient l’ensemble des acteurs, les collectivités territoriales et l’État. Or, depuis la feuille de route donnée par le Président de la République en juillet 2007, cet équilibre, pourtant déjà mal en point, est totalement mis en danger au nom de l’idéologie de « l’homme économique » et des lois naturelles du marché, d’une part, et de la « révision générale » et comptable de l’intervention publique d’État, d’autre part.

Le laminage organisé des initiatives de service public et d’intérêt général a débuté et rentre dans une phase active avec la constitution en janvier du conseil pour la création artistique par le Président de la République, les orientations des « Entretiens de Valois » et l’application forcenée du principe de mise en concurrence systématique portée par l’Union européenne.

La quasi suppression par l’État de la ligne budgétaire 224 soutenant la transmission des savoirs et l’action culturelle, l’absence de dégels sur la ligne 131 liée à la création pour les lieux de musiques actuelles, la rationalisation des moyens autour de grands labels d’État dans un paysage dominé par le théâtre et la musique classique et le recentrage du dialogue avec les seules collectivités territoriales, laissent présager d’une disparition de tout un pan d’initiatives indispensables à la diversité artistique et culturelle des musiques actuelles.

C’est pourquoi, les présents signataires appellent à la mobilisation de ceux qui se reconnaissent d’un engagement quotidien pour la diversité artistique, pour l’égalité d’accès à la culture, pour le droit à l’expression de chacun et pour un aménagement territorial équitable participant du développement local.

Les présents signataires demandent à ce que les différentes initiatives, qu’elles soient publiques ou privées, participant d’une démarche de service public et d’intérêt général, relevant souvent d’une démarche d’économie sociale et solidaire, puissent se mener aussi bien au service des artistes amateurs que professionnels, dans une relation étroite avec les populations qui ne procèdent pas du seul acte de consommation.

Cet appel a pour but de rassembler tous ceux qui s’y reconnaissent et engager dans la durée une force d’opposition à ce processus antidémocratique de culture du résultat au seul service d’une société individualisée.